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FilDArgentVif

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  • FilDArgentVif
    Participant

    Disons que la question du temps est mal posée, à mon avis. On peut lancer correctement assez vite, mais se sentir vraiment juste dans le geste, ça prend plus longtemps parce que ça demande aussi d’apprendre à lire la rivière en même temps que de travailler le poignet. Il y a quelque chose de presque méditatif dans cet apprentissage, on ne le mesure pas en semaines mais en sorties accumulées, en attention portée au courant, au vent, à la lumière.

    Pas besoin d’amorce évidemment, ça n’a jamais eu de sens en mouche, l’approche se fait par la discrétion du geste, pas par l’appât. Et quand on remonte une truite, je ne vois pas d’autre option que de la relâcher en rivière, c’est une question de cohérence avec l’esprit de cette pêche.

    FilDArgentVif
    Participant

    Je ne suis pas certain de te suivre entièrement, VieilBasDeLigne, même si je comprends l’argument. Disons que la question de la polyvalence dépend surtout de ce qu’on cherche dans l’instant du geste. En rivière de montagne, à la mouche sèche, il y a quelque chose de presque méditatif : on lit l’eau, on anticipe la gobe, on relâche ensuite le poisson sans y penser deux fois, le no-kill en rivière à truite me semble la seule évidence qui tienne. L’amorce n’a aucune place dans cette approche, on joue uniquement sur l’imitation et la présentation.

    La mer, elle, a sa propre beauté, mais elle reste pour moi plus frontale, moins dans la finesse du geste. Pour répondre à GardonMatinal : si la polyvalence recherchée est celle du calme et de la précision, la rivière gagne sans hésiter. Si c’est la diversité brute des espèces et la liberté d’accès, la mer a son mot à dire, même si ce n’est pas ce qui me parle le plus.

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