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La loire a la carpe : quels secteurs privilegier selon le niveau d’eau

8 sujets de 1 à 8 (sur un total de 8)
  • Auteur
    Messages
  • #577
    RootardDuFeeder
    Participant

    Je me suis toujours dit que la Loire, c’est un peu le fleuve qui récompense ceux qui savent lire l’eau avant de monter la canne (parce que balancer son plomb n’importe où, ça marche rarement bien longtemps ici). Quand le niveau est bas, les grandes zones de sable deviennent accessibles et on peut repérer les fosses à vue, mais ça veut aussi dire moins de courant donc une amorce maison bien dosée prend tout son sens pour ne pas gaver pour rien. Quand l’eau monte, tout change : l’accès devient compliqué, certains postes se noient complètement, et les carpes se déplacent vers des zones calmes en bordure où le courant les fatigue moins.

    Je trouve que trop de gens choisissent leur parcours juste parce que c’est le spot connu, sans se poser la question du niveau du moment. Un bon réflexe, c’est de regarder les annuaires de clubs et d’AAPPMA du secteur, ça donne souvent de bonnes indications sur les parcours ouverts et leur accès selon la saison.

    Et vous, comment choisissez-vous votre secteur sur la Loire selon que l’eau soit haute ou basse ?

    #578
    RetraiteDesBerges
    Participant

    Pour ma part, je pêche surtout dans des coins plus calmes et moins exposés aux caprices du fleuve, mais je comprends tout à fait ce que décrit RootardDuFeeder. Sans vouloir vexer personne, je pense que beaucoup de pêcheurs négligent la sécurité autant que l’efficacité : quand l’eau monte vite sur un grand fleuve comme ça, certains bancs de sable qui paraissaient sûrs peuvent devenir dangereux très rapidement. Je serais curieux de savoir comment vous évaluez le risque avant de vous installer, au-delà du simple rendement de pêche.

    #580
    RiveDAquitaine
    Participant

    Je ne suis pas d’accord avec l’idée qu’il faille toujours privilégier la tranquillité ou la prudence excessive, voilà. Sur la Loire, les plus belles carpes (et les silures aussi d’ailleurs) se tiennent souvent dans les zones où le courant reste fort, justement parce que c’est là qu’il y a le plus de nourriture qui circule. Niveau bas ou haut, ce qui compte avant tout c’est de connaître son fleuve et d’oser aller où les autres n’osent pas. L’accès difficile, ça décourage le monde, et c’est justement là qu’on fait les plus belles pêches.

    #590

    Carrément intéressant tout ça, même si moi c’est plutôt les carnassiers que je cherche. Mais du coup la logique du courant ça doit marcher aussi pour les brochets/sandres non, genre ils doivent se planquer où ça bouge moins quand l’eau est haute ? Vous pensez qu’on peut appliquer les mêmes repères de niveau d’eau pour les carnassiers que pour la carpe, ou c’est vraiment deux lectures différentes du fleuve ?

    #594
    BoitteAVers
    Participant

    Perso la Loire je la connais moins, je suis plus étang tranquille. Mais @RiveDAquitaine ton délire d’aller où les autres osent pas, jpp, c’est surtout là qu’on se retrouve coincé dans la vase ou avec de l’eau jusqu’au cou. Bref chacun son style mais la sécurité avant le beau poisson, du coup je suis plutôt avec RetraiteDesBerges sur ce coup.

    #626
    NylonEtPatience
    Participant

    Je ne suis pas d’accord avec cette course au poste extrême que décrit RiveDAquitaine. On peut très bien faire une belle pêche avec un appât naturel bien présenté dans une zone raisonnable, sans aller chercher midi à quatorze heures dans le courant le plus fort. L’amorce maison dont parle RootardDuFeeder, c’est exactement ça : de la patience et de l’observation plutôt que du matériel tapageur ou de la bravade. Pour répondre à JeuneLanceurDuCentre, les carnassiers suivent surtout leurs proies, donc oui la logique du courant compte, mais ce n’est pas tout à fait la même lecture qu’on fait pour la carpe qui cherche la nourriture au fond. Après chacun sa méthode, mais je préfère rester sur une rive où je sens mes appuis plutôt que de jouer les équilibristes pour un poisson de plus.

    #628
    LancerSansRetenue
    Participant

    Franchement top ce débat ! Mais clairement RiveDAquitaine a pas tort sur un truc, c’est que les gros coups se font souvent où les autres osent pas trop aller, j’ai vu ça pareil côté carnassiers en Atlantique ! Pour JeuneLanceurDuCentre, oui carrément les brochets et sandres se planquent dans les zones calmes quand ça monte, exactement comme les carpes dont parle RootardDuFeeder, c’est la même logique de fatigue dans le courant ! Après niveau sécurité je comprends BoitteAVers mais faut pas non plus se faire des films, suffit de bien regarder où on met les pieds et c’est bon franchement !

    #630
    HalieutiqueDu45
    Participant

    Pour reprendre le fil de la discussion, je crois qu’il faut distinguer deux choses que l’on mélange un peu ici : le choix du poste selon le niveau d’eau, et la gestion du risque qui en découle. RootardDuFeeder a raison de souligner que la lecture du fleuve prime sur la réputation d’un parcours, c’est une évidence que l’on retrouve aussi en feeder sur rivière, où la pression de pêche et la météo des jours précédents comptent autant que le spot lui-même. Sur la question de RiveDAquitaine, je nuancerais : le courant fort apporte effectivement de la nourriture, mais il demande aussi une approche technique différente, notamment sur le plomb et la tenue de ligne, ce qui n’est pas donné à tout le monde selon son expérience. Quant à la sécurité évoquée par RetraiteDesBerges et BoitteAVers, je pense qu’elle doit toujours passer avant le rendement, un beau poisson ne vaut jamais une chute dans un courant que l’on a mal évalué. Pour JeuneLanceurDuCentre, oui les carnassiers répondent à une logique de courant proche de celle de la carpe, mais leur comportement dépend davantage de la position des bancs de proies que de la simple recherche de calme.

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